Donner au citoyen sa place dans ma lutte contre le dérèglement climatique

Comment agir ?

Oui, il peut limiter ses émissions

L'homme peut-il agir ?

L’homme peut espérer limiter les émissions grâce au progrès technologique : par exemple avec des moteurs qui consomment moins d’énergie pour la même puissance déployée, avec des procédés d’isolation plus efficaces (parfois en revisitant des techniques ancestrales). Mais la masse des émissions humaines est telle, qui déstabilise le climat dans des proportions si importantes, que la technologie seule ne nous permettra pas de ralentir le phénomène. D’autant que pour chaque avancée technologique l’homme a tendance à augmenter le nombre de machines, augmenter les fonctions de chaque machine, tant et si bien que le gain en termes de diminution des ges (gaz à effet de serre) en est réduit. En matière de climat, la technologie n’est pas la magie.

L’homme peut limiter ses émissions de ges en organisant autrement la société. Le co-voiturage, le développement des transports en commun, l’essor du vélo sont de bons exemples. On pourrait aussi parler du « manger bio et local » qui, occasionnant moins d’utilisation de pesticides et d’engrais chimiques, moins de transport, va dans le bon sens. De même avec les ressourceries, etc.

Enfin, et c’est le plus délicat, quoiqu’un grand nombre de personnes le comprennent et le demandent : par la sobriété. C’est évidemment difficile. Quand d’aucuns, dans les sociétés occidentales,  se sont habitués à l’abondance, au tout jetable, au « sans limite », dur dur de revenir en arrière ! Et pourtant tout adulte sait que la vie a des limites (de temps, d’énergie…), comprend intuitivement la nécessité de prendre en compte des limites de la planète. C’est le contraire qui surprend et qui inquiète.

Maintenant il faut s’y mettre ! On ne peut plus « laisser couler » comme si de rien n’était, même si nous ne sommes pas individuellement les principaux responsables de la situation.

Ici, deux chemins se présentent : s’en remettre totalement à l’initiative individuelle ou construire une organisation collective.  Imaginez une société où il n’y aurait pas d’obligation de s’arrêter au stop ou au feu. Où ce serait laissé au choix de chacun. Ou encore de respecter autrui, ou pas…

Chacun peut comprendre que l’instauration de règles, la mise en place d’une organisation collective peut s’avérer essentielle dans certains domaines.

Il en va de même pour la sobriété. Si nous devons décider chacun dans notre coin de nous priver de ceci ou cela, nous ne sommes pas rendus ! La sobriété doit être, certes, recommandée, expliquée, encouragée, mais elle doit aussi être organisée. Par voie réglementaire pour l’essentiel, en interdisant (progressivement de préférence) tout ce qui est très polluant, mais aussi par la fiscalité ou le « signal-prix » qui sont une bonne façon d’inciter et d’orienter la consommation vers ce qui est bon pour nous tous. Evidemment organiser c’est aussi prévoir les conséquences des changements et prévoir parfois des compensations et des alternatives. L’on peut penser ici à la voiture individuelle et au besoin de se déplacer. Nous y reviendrons…

"Taxi-co 3.0" ou TC3

Les actions proposées par Gueule d'Atmosphère

Il s’agit de proposer une véritable alternative à la voiture individuelle, qui n’existe pas aujourd’hui sur notre territoire. Le taxi-co 3.0 est un taxi partagé, donc un transport en commun.

Le TC3

Reprend le principe du taxi collectif (monospace ou minibus), que l’on connaît en général sous le nom de « taxi-brousse », et, plus près de nous, sous une forme 2.0., avec le dispositif Filor/Flexo sur le territoire métropolitain rouennais (transport à la demande sur réservation & sur des trajets pré-définis).

Le taxi collectif 3.0 propose un bond technologique avec l’utilisation du numérique (web/smartphone) et une gestion en temps réel de la prise en charge et de la dépose. Ainsi, le Taxi-co 3.0 :


  • transporte plusieurs personnes, donc génère moins d’émissions ges, comme tout transport en commun
  • optimise ses déplacements en s’adaptant à la demande (pas de trajets pré-définis comme pour le bus classique).
  • son logiciel permet de prendre en compte les demandes de trajets en temps réel et d’adapter le trajet tout en préservant une durée réduite pour le trajet de chaque passager
  • ainsi le Taxi-co 3.0 se montre beaucoup efficace qu’un bus (trajets libres, porte à porte & horaires 24/24)
  • permet, de par son efficacité, d’envisager un report modal important
  • en prévision des nouvelles pressions à venir sur la voiture individuelle, le Taxi-co 3.0. présente une offre de transition progressive par rapport au véhicule individuel (attachement à la voiture individuelle VS notre modèle de civilisation).
  • constitué d’un pool de taxis indépendants, le service fonctionnera le soir, la nuit, les dimanches et jours fériés.

Pour que le service fonctionne, il faut :

Coût : la mise en route d’un tel système demande un financement public pour :


  1. amorcer le mouvement et faire la preuve que l’idée est bonne,
  2. inciter à lâcher la voiture individuelle. Au prix d’un ticket Astuce ? Etant donné le coût de revient moyen d’une course Filor (23,60€) comparée à un trajet en métro-bus (0.18€), le développement à grande échelle d’un service Taxi-co 3.0 semble difficilement envisageable à ce prix. D’autre part, à ce prix ce service viendrait en concurrence des bus, ce qui n’est pas le but.

Le juste prix doit être un prix avantageux par rapport au coût de la voiture individuelle – donc incitatif – mais logiquement supérieur à celui du bus. Ce qui n’empêche pas de conserver une politique tarifaire solidaire comme sur l’ensemble du réseaux (jeunes, seniors, handicap…).

"Isolation solidaire"

Il s’agit de participer au grand chantier de l’isolation thermique des bâtiments, gros consommateurs d’énergie, en mettant en place des actions « exemplaires ».

L‘approche est tournée prioritairement vers les personnes les plus en difficultés


L’exemplarité signifie :

  1. solidarité
  2. qualité et
  3. vitrine (créer de l’émulation)

➢ L’action concerne les particuliers. Il s’agit d’accompagner un quartier dans sa transformation pour une isolation performante dans le contexte de :

  1. la raréfaction de l’énergie (cf. transition énergétique)
  2. des vagues de chaleur attendues (isoler du froid / isoler du chaud)
  3. la transition climatique : il faut baisser les émissions de ges
 

Le rôle des adhérents de l’association est de :

L’esprit de l’action : collective, solidaire, cette action permettra de créer ou recréer des liens sociaux dans le quartier. Elle vise également à créer une émulation. L’action devra s’inscrire dans le temps.

"Ambassadeurs du climat"

Il s’agit de faire passer un message à « contenu climatique » auprès d’un territoire ou d’une population ciblée. Aller vers, à la rencontre, engager un débat, animer des discussions dans le but de faciliter l’action dans tout ce qui touche à la lutte contre le dérèglement climatique.

Le rôle des adhérents de l’association est de :

Exemple

Monter une campagne de communication pour que la place du vélo et sa légitimité dans l’espace public soient davantage reconnues.

Autre thème possible

Animer au plan local le débat sur la transition des transports avec des associations proches des gilets jaunes, des syndicats, afin de lister et de travailler sur les verrous.

L’approche pédagogique consistera en un travail d’écoute et de démarche de projet. Quelle organisation idéale ? Quelles revendications ? Quelles exigences pour quelles évolutions ?

Le but de l’intervention de l’association est de :


  1. écouter
  2. accompagner vers une vision juste de la transition climatique et énergétique en donnant des repères de l’espoir
  3. donner le goût de l’approche collective et de l’action
"Lobbying"

Il s’agit de participer au grand chantier de l’isolation thermique des bâtiments, gros consommateurs d’énergie, en mettant en place des actions « exemplaires ».

Mais si nous sommes les seuls à faire des efforts ?

La mobilisation mondiale est réelle et touche tous les citoyens de tous les pays.

1972
Publication du rapport Meadows

(ou « Les limites de la croissance ») par le club de Rome.

1980
"Notre avenir à tous"

Gro Harlem Brundtland, Première Ministre de la Norvège, écrit la définition officielle du Développement Durable dans son rapport « Notre avenir à tous » (Our common future) remis à l'ONU

GIEC

Constitution du GIEC (Groupe Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat). 2500 experts.

1990
1er rapport

Le GIEC publie sont premier rapport.

Sommet de la Terre à Rio

Premier sommet de la Terre à Rio.

2e rapport

Le GIEC publie sont deuxième rapport.

Signature du Protocole de Kyoto

signature du Protocole de Kyoto.

2000
3e rapport

Le GIEC publie sont troisième rapport.

4e rapport

Le GIEC publie sont quatrième rapport.

2010
5e rapport

Le GIEC publie sont cinquième rapport, actuellement le rapport le plus récent.

Accord de Paris

La signature de l'accord de Paris.

À venir
6e rapport

Le sixième rapport prévu pour 2022.

On peut estimer que les principaux facteurs régissant la dynamique mondiale de lutte contre le dérèglement climatique sont les suivants :

La préservation de la nature, le besoin de sécurité, la force de la science et de la vérité : ces biens universels et vitaux créent naturellement une dynamique favorable à une mobilisation mondiale.

Le besoin de justice chez l’être humain se retrouve ici. Il est indispensable de considérer les émissions par habitant et non par pays. On se rend compte alors que l’Afrique n’a aucune responsabilité concernant le dérèglement climatique, au contraire des Etats-Unis, très impliqués. Les pays en plein développement comme la Chine revendiquent le droit de pouvoir émettre autant que les pays « riches », et comment le leur dénier ? Ce n’est pas pour autant qu’ils ne se soucient de l’avenir du climat.

Chaque pays possède sa propre culture, ses façons d’agir et de réagir. Entre un Indien, un Norvégien et un Américain, les différences sont nombreuses. e rapport à la nature, à l’espace, à l’économie, la place de l’individu et de la collectivité, l’habitat, l’alimentation, la mobilité… Face au dérèglement climatique et à la mobilisation de l’opinion mondiale, adoptons une attitude de confiance envers chaque peuple, et sachons observer finement.

Le monde est interconnecté comme jamais. A partir du moment où de grands pays ou de grands blocs comme l’Union Européenne ont commencé – depuis la fin des années 1990 – à prendre en compte les questions environnementales, le reste du monde n’en reste pas indemne.